Le retour au premier plan de l’assurance vie classique
Avant la crise financière, les produits d’assurance à risque tels les produits en unités de compte étaient très à la mode de par leur rendement très intéressant.
Avec la crise financière, la chute des rendements et la croissance de l’aversion au risque, les produits d’assurance sans risque reviennent au premier plan. C’est à ce titre que l’intérêt pour l’assurance vie classique, produit type d’assurance vie sans risque, est à nouveau très présent.
L’assurance vie classique
En termes de vocabulaire, le vocable assurance vie classique est largement utilisé mais l’assurance vie classique est également nommée branche 21 en Belgique et grande branche ou assurance prévoyance en France.
Dans un contrat d’assurance vie classique, les engagements des différentes parties (assurés et assureurs) sont connus et fixés dès la signature du contrat. Le montant des primes ainsi que les différentes bases techniques (taux d’intérêt, etc.) sont donc fixés à la conclusion du contrat ; ce qui signifie que les capitaux assurés sont totalement garantis (et que l’assuré ne prend donc aucun risque).
Les différents types d’assurance vie classique
Une assurance vie classique peut être « à capital différé sans remboursement » ou « à capital différé avec remboursement ». Dans le premier cas, le capital n’est versé qu’en cas de vie de l’assuré au terme du contrat. En cas de décès, aucun capital n’est versé. Dans le deuxième cas, un capital est versé en cas de vie au terme du contrat et si l’assuré décède avant, les primes sont remboursées. Enfin, l’assurance mixte classique prévoit le versement d’un capital aussi bien en cas de décès qu’en cas de vie au terme du contrat.
Pour le reste, tous les contrats d’assurance vie classique sont très similaires : ils sont le plus souvent souscrits à long terme (60 ou 65 ans), ils comportent une prime fixe et garantissent le montant des capitaux assurés.
Les besoins informatiques des sociétés d’assurance
Les produits d’assurance vie classique sont les premiers produits d’assurance qui ont été commercialisés sur le marché. La plupart des systèmes informatiques pour gérer des produits d’assurance couvrent donc ce type de produits. Cependant, la plupart de ces systèmes ont été délaissés ces 5 dernières années au profit de systèmes gérant les produits d’assurance vie à risque (en unités de compte), produits bien plus porteurs jusqu’à l’éclatement de la crise financière.
Avec la crise financière et le retour de l’assurance vie classique au premier plan, la plupart des assureurs se rendent donc comptent que leurs systèmes informatiques pour gérer l’assurance vie classique sont obsolètes. En particulier, ces systèmes montrent des lacunes sur 3 points :
L’efficacité opérationnelle : ces systèmes ne sont pas suffisamment automatisés.
L’innovation produit : ces systèmes ne permettent pas d’innover rapidement et imposent donc aux assureurs un trop long « time to market ».
L’efficacité commerciale : ces systèmes ont souvent des interfaces figées et très peu ergonomiques et ne permettent souvent pas un accès à distance ; empêchant la mise en œuvre d’un réseau de vente efficace.
Un marché de renouvellement
Le retour au premier plan de l’assurance vie classique et l’obsolescence des systèmes informatiques pour gérer ce type de produit obligent donc actuellement les assureurs à mieux s’équiper.
Les analystes du marché confirment cette tendance en donnant des chiffres allant jusqu’à 50% des sociétés d’assurance qui sont en train ou souhaitent remplacer durant les 12 prochains mois leur système informatique de gestion des polices d’assurance vie individuelle ... créant ainsi une niche intéressante pour les fournisseurs de logiciels de dernière génération !
Didier Lambert – Consultant Assurance (actuaire) BSB
Erika Bourguet – Marketing Manager BSB